Le respect de la biodiversité et des enjeux écologiques lors de la construction de l’usine Ecocéa à Chagny

Impliqué dans la préservation de la biodiversité, TIRU mène un travail rigoureux afin de protéger les milieux naturels dans lesquels les nouvelles installations sont construites. En collaboration étroite avec les collectivités, les services de l’État et tous les partenaires du projet, la prise en compte des enjeux écologiques du site commence bien en amont de la réalisation et se poursuit bien après sa mise en service. Comment minimise-t-on les impacts sur l’environnement ? Étude de cas à Chagny (Saône-et-Loire), avec ÉCOCÉA, unité mise en service en janvier 2016.

Focus ECOCEA

L’unité de tri-méthanisation-compostage de Chagny est entrée en service en janvier 2016 après une année de tests. Le SMET 71, qui gère les déchets de 315 000 habitants, a confié la conception, la réalisation et l’exploitation de l’unité à un groupement d’entreprises, dirigé par TIRU.

Avant : étudier les impacts et envisager des alternatives

Afin de réduire au maximum les nuisances pour le milieu naturel, la première étape est l’étude d’impact.

Un bureau d’étude indépendant cartographie la faune et la flore qui constituent le patrimoine naturel local. Ainsi, dans la forêt de Chagny, on constate la présence de plusieurs espèces rares ou protégées. Situé sur d’anciennes carrières d’argile, avec de nombreuses zones humides, cet espace forestier constitue un habitat idéal pour les batraciens ! Crapaud sonneur à ventre jaune, crapaud accoucheur, triton crêté, triton palmé… Au moins six espèces exceptionnelles (c’est-à-dire rares au niveau européen) d’amphibiens ont ainsi été repérées. Des mesures de protection destinées à ces espèces ont été actées par arrêté préfectoral avant de lancer la construction d’ÉCOCEA. 

Pendant : protéger les espèces  et réaliser des mesures compensatoires

Élaborées par un écologue, les solutions pour protéger les batraciens sont mises en place dès le lancement du projet.

Concrètement, trois mares compensatoires de 80 à 100 m2 ont été créées avant le démarrage des travaux. De nuit, l’écologue et les agents du SMET 71 ont capturé certains individus afin de les déplacer vers leur nouvel habitat. Pendant la période d’hibernation, des barrières spécifiques ont également été posées autour du terrain de cinq hectares afin d’empêcher les batraciens de pénétrer sur les zones de travaux.

Sensibiliser tous les intervenants : une clé de réussite

Hervé Bouard, écologue, insiste sur la sensibilisation des parties prenantes :

« Conjuguer les facteurs naturels à la multiplicité d’intervenants peut sembler compliqué. Mais c’est en informant et impliquant les personnels de toutes les entreprises intervenant sur le site, que tous les intérêts vont pouvoir converger vers notre objectif commun : la réussite du chantier et une construction la plus respectueuse possible des espèces voisines. »

Après : suivre les espèces et mesurer l’efficacité

Pendant 10 ans, les mares reconstituées vont faire l’objet d’un suivi scientifique.

Quelles espèces les fréquentent ? De nouvelles colonies y ont elles élu domicile ? Ces études et contrôles vont permettre de définir le degré d’efficacité des actions mises en place et l’impact environnemental du site à court et moyen terme. 

« Le SMET 71 a affirmé sa volonté d’accomplir sa mission de traitement et de valorisation des déchets dans le plus grand respect de l’environnement. Elle est formalisée dans sa politique environnementale, articulée autour de trois principes : la conformité avec la réglementation, la prévention de la pollution, l’amélioration continue. Au quotidien, cela signifie que l’ensemble du personnel et des intervenants s’implique dans un processus de bonnes pratiques environnementales, qui ne cesse de se développer. Le SMET 71 est très pointilleux sur la qualité environnementale du site de Chagny, par exemple les eaux de ruissellement sont analysées chaque jour, afin que la faune et la flore locales ne soient pas impactées, et les essences végétales replantées sont toutes locales. »
Grégory Barbieux
Responsable aménagement du SMET 71